Quelqu’un veut savoir ce que c’est. Il n’ouvre pas un dictionnaire, il ne cherche pas un livre : il tape le mot dans un moteur de recherche. Ce qu’il recevra sur cet écran sera, dans la plupart des cas, la seule réponse qu’il lira jamais.
Si bien que la question de savoir qui décide ce qu’est l’art de la crèche, si ce ne sont pas seulement les académies, a un endroit très concret où commencer à trouver sa réponse. Pas dans un traité : sur la première page de résultats.
Ce qui suit est ce que montrait cet écran le 19 août 2026. N’importe quel lecteur peut refaire l’essai, et il a tout intérêt à le refaire : ce chapitre ne lui demande pas de le croire sur parole.
Et deux avertissements sur la portée de ce qui suit, pour qu’aucun lecteur ne se croie devant une affaire qui ne le concerne pas. Ce Manuel s’écrit en six langues : celles qu’emploie la fédération internationale de l’art de la crèche — l’espagnol, l’anglais, le français, l’allemand et l’italien— et le catalan, qui s’y ajoute pour deux raisons et non par préférence : c’est en catalan qu’est né le mot qui nomme la pratique, et c’est à Barcelone que fut fondée en 1863 une association de crèchistes toujours en activité.1 Tout ce qui est vérifié ici l’est dans ces six langues. Et des dossiers officiels qui définissent cette pratique, un seul est examiné à fond, l’espagnol : non parce qu’il serait le seul ou le plus important, mais parce que c’est celui qu’on peut examiner document en main et signatures sous les yeux. Ce qui voyage d’un pays à l’autre, ce n’est pas le document : c’est le mécanisme. Chaque lecteur a le sien, et ce qui est fait ici avec l’un, il peut le faire avec celui qui le concerne.
Ce que renvoie l’écran
D’abord, ce que l’on trouve
Un moteur de recherche ne répond pas. Il trouve des adresses où le mot apparaît et les classe. La réponse, s’il y en a une, se trouve à l’intérieur de chacune — et celle qui arrive en tête décide de ce que lit la majorité, parce que la majorité ne descend pas.
Le 19 août 2026, en laissant de côté les annonces et le bloc de vidéos qui s’intercale, les trois premiers sites que place la recherche ordinaire sont ceux-ci :

Un. L’encyclopédie libre. L’extrait visible sans y entrer est le début de sa première ligne, et il s’interrompt précisément ici : « El belenismo o construcción de belenes —también llamados nacimientos, pesebres o portales—, hace referencia a los diversos tipos y modelos de representación… » (le belenismo ou construction de crèches — également appelées nacimientos, pesebres ou portales—, désigne les divers types et modèles de représentation…)
Deux. Un forum de crèchistes. Un forum est un lieu de conversation, non de doctrine : il n’a pas à contenir de définition, et s’il en contient une, elle sera dispersée entre des milliers de messages. Il ne définit pas, et ce chapitre ne lui demande pas de définir. On note donc la seule chose qui compte ici : des trois premières portes, celle qui mènerait aux praticiens eux-mêmes n’est pas une porte qui réponde à la question.

Trois. Le portail du ministère de la Culture, avec la fiche de la reconnaissance patrimoniale. Là, il y a bien une définition, et la voici : « El Belenismo comprende tanto al arte de fabricar las figuras del Belén a través de sus artesanos, como al colectivo especializado en armar o montar el Belén, empleando ciertos conocimientos y destrezas, en un proceso en el que se aplican técnicas y prácticas tradicionales y actuales, transmitiendo al espectador sensaciones emocionales y simbólicas. » (le Belenismo comprend aussi bien l’art de fabriquer les figures de la Crèche par l’intermédiaire de ses artisans que le collectif spécialisé dans l’assemblage ou le montage de la Crèche, mettant en œuvre certaines connaissances et certains savoir-faire, dans un processus où s’appliquent des techniques et des pratiques traditionnelles et actuelles, et transmettant au spectateur des sensations émotionnelles et symboliques.)2
Des trois portes, donc, deux définissent et une non. Et les deux qui définissent sont exactement celles que ce Manuel examine : l’encyclopédie libre, ici ; le dossier officiel, au chapitre suivant (Le dossier : « Le Real Decreto 481/2022 : la déclaration qui rabaisse ce qu’elle déclare »). Inutile d’aller les chercher : ce sont celles que l’écran met sous les yeux.
Il convient de dire comment tout cela est classé, car ce n’est pas comme on le suppose d’ordinaire. Un moteur de recherche ne hiérarchise pas selon la justesse : il place en haut ce que le travail de référencement a fait correspondre le mieux au mot cherché. Ce qui arrive en premier n’est pas ce qui définit le mieux ; c’est ce qui s’est le mieux fait trouver. Et qui cherche lit ce qui arrive en premier.

Il suffit de changer de moteur de recherche pour le vérifier. Dans le deuxième le plus répandu, le même jour et avec le même mot, la première chose sur la page n’est pas une définition : c’est une boutique de figures, une annonce payante. Vient ensuite l’encyclopédie, dont ce moteur extrait en outre deux encadrés — l’un avec le récit de Luc, l’autre qui attribue à Joan Amades une définition de la crèche approuvée au Deuxième Congrès international de la crèche, tenu à Rome en 1955—.3
Ensuite, ce que l’on rédige
La même recherche offre une autre porte, et de plus en plus de gens la franchissent : demander à un assistant d’intelligence artificielle de répondre, au lieu de demander au moteur de trouver. Deux requêtes avec le même mot, le même jour, à deux assistants d’usage courant, donnent ceci.

Le premier assistant répond : « El belenismo es el arte y la afición de construir belenes… es decir, representaciones tridimensionales y escenográficas del nacimiento de Jesucristo y escenas relacionadas con la Navidad. » (le belenismo est l’art et le loisir de construire des crèches… c’est-à-dire des représentations tridimensionnelles et scénographiques de la naissance de Jésus-Christ et des scènes liées à Noël.) Il ajoute l’origine : saint François, 1223, Greccio. Et il ajoute une définition que l’autre réponse n’apporte pas, attribuée à Joan Amades et approuvée — dit-il— au Deuxième Congrès international de la crèche de Rome, en 1955.4

Le second assistant répond en anglais, parce qu’on l’a interrogé en anglais : « Belenismo is the Spanish term for the art and practice of creating nativity scenes. » (Belenismo est le terme espagnol qui désigne l’art et la pratique de la création de crèches.) Origine : la nuit de Noël 1223, saint François, Greccio, avec une mangeoire et des animaux vivants. Et il classe : ouverte ou fermée ; populaire ou artistique ; biblique, locale ou moderne.5
Deux réponses différentes dans la forme. Et sur le fond, deux fois la même chose.
Elles s’accordent sur la date. 1223, Greccio, saint François, la première représentation. Aucune des deux ne nuance, aucune ne cite une étude, aucune ne dit que ce récit est discuté. Le Manuel l’examine à sa place et avec ses sources (L’affaire Amades : le mystère des omissions) ; ici, on enregistre seulement un fait de circulation : c’est, de tout ce qui se dit sur cette pratique, la donnée qui voyage le plus.
Elles s’accordent pour définir par le produit. « Construir belenes » (construire des crèches), « representaciones tridimensionales » (représentations tridimensionnelles), « creating nativity scenes » (créer des crèches). Ce qu’on nomme, c’est ce qui reste une fois l’ouvrage fait.
Et elles s’accordent sur quelque chose de plus discret : aucune des deux ne contredit l’autre. Qui consultera les deux croira avoir recoupé.
D’où vient tout cela
Inutile d’enquêter : les deux réponses le déclarent. Toutes deux citent la même encyclopédie libre.
Et cela n’a pas commencé avec les assistants. Avant qu’ils existent, le même texte circulait déjà, recopié par des personnes. Un cas vérifié : un portail catholique à large diffusion publie un « ¿Qué es el belenismo? » (Qu’est-ce que le belenismo ?) dont la définition et l’approche coïncident presque mot pour mot avec celles de l’encyclopédie, avec les mêmes omissions et les mêmes erreurs conceptuelles.6 Ce n’est pas un plagiat, et peu importerait que c’en soit un : ce qui importe, c’est qu’un média doté d’une autorité propre prête cette autorité à un texte qu’il n’a pas vérifié.
Ce sont deux chaînes distinctes, et elles aboutissent au même endroit. L’une est mue par des personnes qui recopient ; l’autre, par des programmes qui réécrivent. Le résultat, c’est que la première page de résultats n’offre pas plusieurs réponses : elle offre une réponse répétée. Qui consulte croit avoir recoupé parce qu’il a vu cinq liens. Il a vu cinq copies.
Il faut nommer le mécanisme avec soin, car il est facile d’aller trop loin. Une donnée suffisamment répétée finit par n’avoir plus personne pour en douter : non que personne ne puisse la vérifier, mais parce que vérifier coûte et que la répétition fait déjà le travail de la preuve. Il arrive un moment où c’est la mise en doute qui paraît l’affirmation extraordinaire.
Trois précisions, et toutes trois comptent.
La première : il n’est presque jamais nécessaire que quelqu’un ait menti. Le chapitre du mot l’a montré sur un cas. Un fascicule publié en 1992 donnait une date pour la première apparition écrite d’un mot. La date était raisonnable, et elle y figurait sans note et sans indication de provenance. Pendant plus de trente ans, personne n’alla ouvrir ce fascicule pour la vérifier, et la date fut répétée jusqu’à paraître établie. Personne n’a menti : il a suffi que personne ne regarde.
La deuxième : mais tout ne s’explique pas par la négligence. Il est des affirmations qui ne peuvent pas être nées d’une vérification omise, parce qu’il n’y avait rien à vérifier : ce qu’elles racontent n’a jamais eu lieu. Là, il ne suffit plus de dire que personne n’a regardé ; quelqu’un a dû les écrire. Le cas qui suit est de ceux-là, et il mérite d’être vu en entier, parce qu’il montre le mécanisme mieux que n’importe quelle explication.
Et la troisième : il n’est pas besoin de preuves irréfutables pour démonter une donnée. Les exiger reviendrait à tomber dans le piège — obliger celui qui doute à prouver une négation—. Il suffit de montrer que l’affirmation n’a jamais eu de preuve. C’est pourquoi, ici, une donnée sans preuve ne se réfute pas : elle se remplace. Dans quelques cas seulement, on peut faire davantage : montrer, en outre, que le fait n’a pas eu lieu.
Le cas de la loi qui n’a jamais existé
Ce cas ne porte pas sur une définition mais sur une donnée historique, et c’est pourtant celui qui sert le mieux ici, pour deux raisons : il montre la chaîne de copies avec les deux textes côte à côte, et il montre que la chaîne peut se rompre.
Pendant des années, l’article de l’encyclopédie a contenu ce passage : « Cuando Inglaterra adoptó el anglicanismo, las figuritas belenistas fueron quemadas, y debido al rechazo a los íconos, en 1601 se hizo un decreto, la Bethelem Ban, y quien no lo cumpliera sería condenado a muerte; en el siglo XIX, con la consolidación de la tolerancia religiosa, se levantó esa condena. » (lorsque l’Angleterre adopta l’anglicanisme, les figurines de crèche furent brûlées, et en raison du rejet des icônes, un décret fut pris en 1601, la Bethelem Ban, et quiconque ne le respecterait pas serait condamné à mort ; au XIXe siècle, avec la consolidation de la tolérance religieuse, cette condamnation fut levée.)
Sa seule référence renvoyait à un portail catholique de diffusion générale — le même que dans la chaîne de copies—. Et là, le texte est le même : mêmes mots, même ordre ; il ne manque qu’une virgule, celle que l’encyclopédie a ajoutée après que le portail l’eut copié. Il ne lui ressemble pas : c’est le même texte.7

<ref name=":0" />— dans le code même : le paragraphe reposait sur une seule source, et c’était le portail. es.wikipedia.org/w/index.php?title=Belenismo&diff=prev&oldid=171039419.Il vaut la peine de regarder le sens de la copie, car le portail lui-même le déclare. Sa fiche indique, sous le titre : « Por: Varios · Fuente: Wikipedia » (Par : divers · Source : Wikipedia). Et les quinze notes sur lesquelles il s’appuie ne sont pas les siennes : ce sont celles de l’encyclopédie — Amades avec ses pages, Garrut, Rebé Landa, Caballé et Clos—, recopiées avec tout leur appareil. Aucune ne renvoie à quoi que ce soit qui lui soit propre ; l’une renvoie à elle-même et une autre est une parenthèse orpheline. De sorte que l’encyclopédie citait, comme seule source de ce passage, un site qui se déclare sa copie. Ce n’est pas une chaîne : c’est un cercle, et les deux bouts sont signés.8
Et on peut le dater de l’intérieur. La première note du portail renvoie au dictionnaire de la Real Academia dans sa vingt-deuxième édition, celle de 2001 ; cette même note, dans l’encyclopédie, renvoie aujourd’hui à la vingt-troisième. Là où le portail compte quinze notes, l’encyclopédie en compte quarante-deux. Ce que sert le portail n’est pas l’article : c’est une version ancienne de l’article, d’entre 2012 et 2017, figée.

oldid=174757657—, dont la section d’histoire s’est étoffée et n’est plus celle que reproduit le portail. L’encyclopédie citait le portail dans sa note 10 ; le portail déclare l’encyclopédie comme source. Le retrait du passage figure dans l’historique (image suivante). Composition d’Emili Solé, 21-VIII-2026.Qu’on observe ce qui est affirmé. Une loi avec un nom propre en anglais. Une année exacte. Et une peine de mort pour avoir une crèche chez soi. Ce n’est pas une donnée anodine : c’est ce qu’on peut attribuer de plus grave à un État et à une confession religieuse. Et elle ne figure dans aucun des trois endroits où elle devrait figurer — ni dans les archives parlementaires de cette session, ni dans la bibliographie spécialisée sur la Réforme anglaise, ni dans la chronologie connue de l’iconoclasme et des interdictions puritaines de Noël, qui sont d’un autre siècle et prévoyaient des amendes, non l’échafaud—. Le Manuel la démonte, sources à l’appui, à l’endroit qui lui revient.
Ici, c’est autre chose qui importe : pourquoi une donnée de ce genre voyage mieux qu’une donnée exacte. Parce qu’elle impressionne. Une loi qui ordonne de tuer pour avoir fait une crèche se retient, se répète et se partage ; une date d’atelier, non. La répétition ne récompense pas le vrai : elle récompense ce qu’on a plaisir à raconter.
Et le cas a une fin. Le 17 décembre 2025, un compte temporaire — de ceux que l’encyclopédie attribue à qui modifie sans s’inscrire— l’a supprimé de l’article, avec ce résumé : « He quitado la información relativa a un Bethelem Ban en Inglaterra que aplicaba pena de muerte a quien pusiera un belén. La única fuente es un artículo en español que, a su vez, no cita fuentes. No he encontrado en inglés ni una sola referencia a esta ley, es información falsa. » (j’ai retiré l’information relative à un Bethelem Ban en Angleterre qui appliquait la peine de mort à quiconque faisait une crèche. La seule source est un article en espagnol qui, à son tour, ne cite pas de sources. Je n’ai pas trouvé en anglais une seule référence à cette loi ; c’est une information fausse.)9

Deux cent cinquante-cinq octets de moins, et une fausse nouvelle chassée. Chassée de l’encyclopédie, s’entend : sur le portail que citait l’encyclopédie, elle est toujours là, mot pour mot, et là-bas personne n’est allé vérifier quoi que ce soit. La correction voyage moins bien que l’erreur, et pour une raison simple : elle s’applique là où quelqu’un regarde, non là où le texte avait été recopié.
Il convient de remettre la séquence dans l’ordre, en s’en tenant à ce qui est attesté. Le passage figurait depuis des années dans l’article, avec une référence qui ne le soutenait pas, et personne ne l’avait mis en cause. Le 17 décembre 2025, quelqu’un sans compte enregistré l’a supprimé, et le résumé qui accompagne la suppression décrit la vérification que n’importe qui aurait pu faire avant : que la seule source était un texte en espagnol qui n’en citait lui-même aucune, et qu’en anglais il n’apparaissait pas une seule référence à cette loi.
Ce Manuel ne revendique rien de ce retrait. Il ne l’a pas provoqué, que l’on sache, et ne pourrait pas le prouver s’il le pensait. Ce qui l’intéresse se situe avant : la donnée a tenu des années parce que personne n’est allé regarder, et elle est tombée le jour où quelqu’un a regardé.
Ce qui est bel et bien démontré, c’est la manière dont elle est tombée : quelqu’un est allé regarder si elle était attestée. Et pour cela, nul besoin d’être historien ni de mettre les pieds dans des archives : il suffit de vérifier si la source citée cite elle-même quelque chose. Cela est à la portée de n’importe qui, et c’est la seule chose qui fonctionne.
Ce que dit la source que tous citent
L’entrée a pour titre le nom de la pratique. Sa première ligne, le 19 août 2026, dit : « El belenismo o construcción de belenes —también llamados nacimientos, pesebres o portales—, hace referencia a los diversos tipos y modelos de representación plástica del nacimiento de Jesucristo. » (le belenismo ou construction de crèches — également appelées nacimientos, pesebres ou portales—, désigne les divers types et modèles de représentation plastique de la naissance de Jésus-Christ.)10
Le défaut n’est dans aucune donnée. Il est en amont.
Le titre nomme une pratique et la première ligne livre des types et des modèles d’un objet. Ce qu’on définit n’est pas ce qui se fait, mais ce qui reste une fois l’ouvrage fait. Et ce chemin une fois pris, un article peut être exact d’un bout à l’autre sans jamais décrire ce que son titre annonçait. C’est ce qui arrive dans la suite, aussi loin que va cet examen : modèles, matériaux, styles et traditions locales de la crèche.
On comprend dès lors que le moteur de recherche et les deux assistants répondent ce qu’ils répondent. Ils ne l’ont pas inventé : ils en ont hérité.
Et ce qu’elle ne dit dans aucune langue
Voici maintenant la partie que le lecteur peut vérifier dans sa propre langue, sans en sortir.
Qu’un Italien cherche presepismo : la page n’existe pas. L’encyclopédie lui propose de la créer. Le mot apparaît une seule fois dans toute l’édition italienne, et par ricochet, dans l’annonce de cours donnés lors d’une exposition.
Qu’un Allemand cherche Krippenbau : pas d’article. Qu’il cherche Krippenbauer, celui qui fait la Krippe : on le renvoie à Weihnachtskrippe, à l’objet.
Qu’un Catalan cherche pessebrisme : on le renvoie à pessebre, à l’objet.
Le français et l’anglais parlent de la scène — crèche de Noël, Nativity scene—, et n’ont pas d’autre mot à chercher.
Et l’espagnol, qui a bien le mot et a bien l’article, on a déjà vu ce qu’il en fait.
Qu’on refasse l’essai du début dans n’importe laquelle de ces langues — taper l’équivalent dans un moteur de recherche— et le résultat est cohérent avec ce qui précède : on trouve l’objet, on trouve la scène, on trouve des boutiques, des cours et des photographies. Ce qu’on ne trouve pas, c’est un mot qui nomme l’ensemble de ceux qui prennent part à tout cela, parce que ce mot n’existe pas pour qu’on le cherche.

La vérification peut aller un pas plus loin, vers les projets frères, où il ne s’agit plus d’avoir un article mais un livre. Dans la bibliothèque catalane, il existe une page intitulée Pessebrisme, et ce n’est pas un manuel : c’est sa table des matières — définition, histoire, modèles, composition, figures, décors, peinture, éclairage, effets spéciaux, bibliographie—. Les rubriques liées figurent en rouge, ce qui dans ces maisons signifie page inexistante ; le reste n’a même jamais été lié. Le livre entier pèse mille quatre cent quarante-trois octets et personne n’y a touché depuis le 26 mars 2020. C’est moi qui l’ai ouvert ce jour-là, avec un compte à mon nom antérieur à celui que j’utilise aujourd’hui dans l’encyclopédie, et je ne suis pas allé au-delà du sommaire ; le pourquoi est exposé ailleurs.

oldid=64653— : une table des matières dont les rubriques n’ont jamais été écrites — elles figurent en rouge, ce qui dans cette maison signifie page inexistante— et une seconde liste qui n’a même jamais été liée. En bas, la date : « La pàgina va ser modificada per darrera vegada el 26 març 2020 a les 07:39 » (la page a été modifiée pour la dernière fois le 26 mars 2020 à 07:39). Consultée le 21-VIII-2026.Dans la bibliothèque allemande, Krippenbauer renvoie un unique résultat, et il ne porte pas sur le métier : c’est un exercice d’écriture manuscrite qui transcrit une carte postale où quelqu’un raconte qu’à l’Avent il remonte la crèche.

Reste une donnée de plus, et c’est elle qui clôt la question. Ces articles sont classés : chacun appartient à un concept qu’il partage avec ses équivalents dans d’autres langues, et ce classement, ce n’est pas un rédacteur qui l’écrit — il se dépose au moment où on les relie—. Il y a un groupe pour la mangeoire d’étable, où siègent le galicien, le catalan, le basque, l’hébreu, le japonais, le chinois. Il y en a un autre pour la scène de la Nativité, qui réunit cinquante-huit langues : l’espagnole et cinquante-sept autres. Et l’article espagnol — le seul de ces six langues dont le titre soit le nom de la pratique— siège dans le second groupe, aux côtés de ceux qui décrivent la scène ; son propre pied de page le déclare, et le lien vers les fichiers d’images le nomme sans ambiguïté.11 Hors de ces six langues, la vérification n’a pas été faite une à une, et rien n’est donc affirmé ici à leur sujet. Ce qu’on peut dire, c’est qu’aucun des deux groupes examinés — celui de la mangeoire et celui de la scène— ne correspond à la pratique.

Ce n’est donc pas que la pratique soit peu présente. C’est que, comme concept distinct, elle n’existe dans aucune des langues dans lesquelles s’écrit ce Manuel.
Il convient de mesurer ce que cela prouve et ce que cela ne prouve pas. Cela ne prouve pas que personne ne parle du faire : l’encyclopédie allemande consacre des sections aux modes de construction, aux matériaux et aux associations existantes. Cela prouve où vit cette matière : comme section de l’objet, jamais comme sujet à part entière. La redirection de Krippenbauer le dit mieux que n’importe quelle analyse — celui qui fait la Krippe n’a pas d’entrée : il a une flèche vers la chose—.
Et cela rejoint ce que le chapitre du mot a daté. Entre le premier témoignage repéré de pessebre comme objet, en 1868, et le premier de pessebrisme comme pratique nommée et défendue, en 1907, il s’écoule trente-neuf ans. La chose reçoit un nom quand elle est devenue coutume ; la pratique, quand quelqu’un décide de la défendre. Un siècle plus tard, hors de l’espagnol et du catalan, cette décision n’a été prise dans aucune langue.
Qui signe ceci
À ce stade, il convient qu’Emili Solé sorte de derrière le texte.
Les deux propositions d’août 2025, c’est moi qui les ai signées, sous le nom d’utilisateur Policlet3. Et ce chapitre — comme une bonne partie de ce Manuel— naît de la même chose : avoir constaté, consultation après consultation, que beaucoup de ce qui se publie sur l’art et la pratique de la crèche est erroné, mal documenté, confond l’objet avec la pratique ou a perdu de vue ce qu’il représente. Je ne le dis pas comme un soupçon ; c’est ce qui est démontré dans les pages précédentes, et n’importe qui peut refaire la vérification.
Face à cela, deux chemins sont possibles. Se taire, et laisser la pratique continuer d’être décrite ainsi. Ou montrer une autre vision, arguments et sources à l’appui, et soumise à la même méthode que celle qu’on exige ici des autres. Ce Manuel est le second chemin, et il n’aspire pas à remplacer une autorité par une autre : il aspire à ce que la discussion se tienne avec les documents sur la table.
Puisque le chapitre examine le travail d’autrui, il convient de montrer le mien.
Le Manuel est publié en accès libre et sans finalité commerciale. Il n’y a derrière lui ni commandes ni ventes qui dépendent de ce qui est affirmé ici : « No se realizan encargos personalizados ni modificaciones de obras existentes. Excepcionalmente, podrán estudiarse consultas sobre la disponibilidad de las piezas expuestas, incluyendo la posibilidad de venta o reproducción. » (il n’est accepté ni commande personnalisée ni modification d’œuvres existantes. Exceptionnellement, des demandes portant sur la disponibilité des pièces exposées pourront être étudiées, y compris la possibilité d’une vente ou d’une reproduction.)
Je ne corrige pas l’article, et ce n’est pas par commodité. Je pourrais y entrer et le réécrire ; je ne le fais pas parce que, dans cette affaire, je suis partie intéressée — je travaille dans le secteur dont traite l’entrée— et qu’une encyclopédie n’est pas l’endroit où chacun arrange la page qui le concerne. Ce que je peux faire, c’est ce que je fais : laisser les vérifications en vue, avec leurs sources et leurs dates, pour que s’en serve qui le veut. Dans le cas de la loi anglaise, cela a suffi.
J’ai modifié une fois un article dans lequel je suis nommé. En novembre 2025, dans l’encyclopédie en catalan, j’ai remplacé le mot qui me décrivait comme artisan par celui qui correspond au métier. Cela figure dans l’historique, avec son résumé et ma signature.12 Je le dis parce que qui examine les mains des autres doit montrer les siennes.
Et en 2025, j’ai proposé une définition. Elle se trouve dans le second de ces fils de discussion, elle est publique et antérieure à ce travail. Elle n’est ni retirée ni dissimulée : elle entre dans le sommaire des définitions héritées comme une autre et passe par le même cahier des charges que les autres. Si elle n’y satisfait pas, on le dira.
Les erreurs, et leur correction
Cet examen se fait avec le droit que l’encyclopédie elle-même accorde à quiconque, et avec une obligation que ce droit impose : il ne suffit pas de signaler l’erreur ; il faut donner la solution. Ce qui suit comporte les deux. Et il ne cherche à discréditer ni l’encyclopédie ni ceux qui y contribuent : un meilleur article profite à tous, à commencer par qui reçoit aujourd’hui ces réponses sans savoir d’où elles viennent.
Et il faut dire avant toute chose qu’aucune de ces erreurs n’est signalée ici pour la première fois. Elles sont signalées, avec date et signature, sur la page de discussion de l’article lui-même, qui est publique et permanente.13 De sorte que ce que ce chapitre peut documenter n’est pas seulement ce que dit l’article, mais ce qui s’est passé depuis qu’on a dit qu’il était erroné.
La chronologie est la suivante, et chaque date se vérifie en trois minutes :
2008. Quelqu’un qui écrit sans compte enregistré note sur cette même page, le 22 décembre, que l’article de l’encyclopédie sur saint François d’Assise dit que celui-ci n’a pas inventé la crèche.
2014. Le mot belenismo entre dans le dictionnaire de la Real Academia, dans sa 23e édition, en même temps que pesebrismo.
2016. Le 8 octobre, un autre utilisateur écrit sur cette page qu’il y a « un grave error » (une grave erreur) : le mot figure bien dans le dictionnaire de la Real Academia, et il laisse le lien.

11 août 2025, à 09:02 et à 10:16. Je publie dans cette discussion deux propositions signées. La première énumère les erreurs et se termine par six corrections concrètes : corriger la donnée relative à la Real Academia et ajouter les définitions de belenismo, pesebrismo et belenista ; inclure la reconnaissance patrimoniale de 2022 avec une citation littérale ; séparer la partie consacrée à l’objet de celle consacrée à la pratique ; ajouter la fédération et les définitions d’autres encyclopédies ; intégrer la figure des sculpteurs ; et réviser la chronologie en supprimant les données non vérifiées. La seconde apporte un plan complet de réorganisation de l’article. Je conclus en invitant tout contributeur à commenter, à apporter des sources ou à faire les améliorations.13
Personne n’a répondu. La page elle-même le déclare dans son en-tête : un message, un utilisateur.
Décembre 2025. L’article est modifié plusieurs fois. Dans la partie consacrée à l’histoire, la loi de 1601 disparaît (le 17) et la rédaction est retouchée (le 24) ; dans celle consacrée à la législation entre un nouveau paragraphe (le 30).

19 août 2026. L’article dit toujours : « El belenismo no se recoge en el Diccionario de la lengua española, de la Real Academia Española, pero sí "belenista". » (le belenismo ne figure pas dans le Diccionario de la lengua española de la Real Academia Española, mais « belenista », si.)14
On dira, et avec raison, que ce passage a pu être écrit avant 2014, quand c’était encore vrai. C’est très probablement le cas, et l’on ne reproche à personne de l’avoir écrit alors. Ce qui est documenté ici est autre chose : qu’il soit toujours écrit douze ans après avoir cessé d’être vrai, et près de dix ans après avoir été signalé, correction à l’appui, sur la page de discussion de l’article lui-même — en octobre 2016, et de nouveau en août 2025—.
Il y a plus, et cela date de ce même mois d’août. Le 8 août 2026, onze jours avant cette consultation, un autre contributeur a ajouté aux liens externes de l’article le modèle qui renvoie au dictionnaire de la Real Academia, si bien qu’au bas de l’entrée on peut lire : « El Diccionario de la Real Academia Española tiene una definición para belenismo » (le Diccionario de la Real Academia Española a une définition pour belenismo). Le corps de l’article continue de dire qu’il n’en a pas. La correction est entrée par les liens et n’a pas atteint la phrase qui en avait besoin : l’article se dément lui-même à l’intérieur de la même page, et le lecteur qui arrive n’a aucun moyen de savoir laquelle des deux choses croire.15
Il n’y a pas à qualifier cela : il faut le dater.
La donnée qui se vérifie dans la source que l’article lui-même cite. Il affirme que belenismo ne figure pas dans le dictionnaire de la Real Academia, et renvoie à belenista. Il y figure depuis 2014, avec pesebrismo. Correction : citer les deux mots avec leur définition et leurs marques — le chapitre du mot les a vérifiées sur la source—. Toujours pas corrigé.
La déclaration patrimoniale et la fédération. La Federación Española de Belenistas, fondée en 1963, n’apparaît pas. La déclaration de 2022 comme manifestation représentative du patrimoine culturel immatériel n’apparaît pas non plus, alors que l’article a bien une partie consacrée à la législation — modifiée en décembre 2025—, dédiée à la réglementation sur le ramassage de la mousse. Correction : intégrer les deux avec leur référence officielle. Le texte de la déclaration est examiné à part (Le dossier : « Le Real Decreto 481/2022 : la déclaration qui rabaisse ce qu’elle déclare »), car il mérite plus qu’une mention. Toujours pas corrigé.
Les sculpteurs. L’article n’en nomme aucun. Il parle d’artisans et de crèchistes, et il n’y a pas un seul nom propre d’auteur dans toute l’entrée. Correction : intégrer la figure du sculpteur et citer les exemples historiques vérifiables. Toujours pas corrigé.
L’appréciation sans attribution. L’article introduisait des jugements à la voix encyclopédique, sans citer personne. Correction : attribuer ou supprimer. Cela ne fausse aucune donnée ; cela change qui parle, ce qui est pire.
La typologie sans critère. Populaire, artistique, biblique, régionale, moderne — en mêlant présentation, technique, style et fonction sans déclarer selon quoi l’on classe—. Correction : déclarer le critère de chaque axe, ou présenter la diversité sans l’ordonner. Et il vaut la peine de voir jusqu’où va l’affaire : cette même typologie est celle que l’assistant en anglais sert aujourd’hui à un lecteur anglophone comme s’il s’agissait d’un savoir établi. Une classification sans critère ne reste pas en place : elle se traduit.
La chronologie. Du XIVe siècle au XVIIIe, puis retour au XVe, sans transition. Correction : remettre dans l’ordre.
Les faits sans appui. Une première entreprise de figures à Paris en 1465 ; un premier atelier dans la péninsule Ibérique, à Alcorcón, en 1471 ; des figures à Sienne en 1475 ; une fabrique à Lisbonne en 1479, incendiée en 1835 ; des influences anglaises en 1501. Correction : trouver la source de chacun ou les retirer. On ne les déclare pas faux — on les déclare sans preuve, ce qui peut s’affirmer et suffit—. Celui de 1601 a déjà été vu plus haut, et c’est le seul de la liste qui soit sorti de l’article.
Et la donnée qui soutient toutes les autres. L’article affirme aujourd’hui : « La primera celebración navideña en la que se montó un belén para la conmemoración del nacimiento de Jesucristo fue en la Nochebuena de 1223, realizado por san Francisco de Asís. » (la première célébration de Noël au cours de laquelle on monta une crèche pour commémorer la naissance de Jésus-Christ eut lieu la nuit de Noël 1223, œuvre de saint François d’Assise.) Sans nuance, sans discussion et sans étude derrière. C’est la phrase que les deux réponses renvoient, chacune à sa manière et chacune dans sa langue. Et c’est celle-là même que quelqu’un a mise en doute sur la page de discussion en 2008. Correction : le Manuel la traite avec ses sources, à sa place (L’affaire Amades : le mystère des omissions) ; ici, il suffit que qui la lit sache qu’elle est signalée depuis près de dix-huit ans.
Et la seconde entrée, celle de l’objet, qui arrive au même endroit par un autre chemin. En rapportant le récit, elle affirme que la mangeoire se trouvait dans une étable ou un porche.16 Dans le récit, il n’y a ni étable, ni porche, ni appentis : Luc dit qu’ils le couchèrent dans une mangeoire parce qu’il n’y avait pas de place pour eux dans le katályma, et du lieu il ne dit rien de plus. L’étable et le porche sont une tradition postérieure — très ancienne, enracinée et digne d’étude, et le Manuel l’étudie là où il convient (bloc « À la recherche de la crèche biblique »)—, mais une tradition. Correction : séparer ce que dit le texte de ce que la tradition a ajouté, ce que l’article fait bien quelques lignes plus haut, lorsqu’il glose l’hôtellerie comme maison d’hôtes.
Personne n’a inventé cette étable. On a cru l’avoir lue. C’est ce que fait n’importe quel lecteur formé par l’image et non par le texte, et c’est pourquoi elle est si difficile à détecter de l’intérieur.

Reste, pour finir, la preuve que rien de tout cela n’est inévitable. L’article basque sur la mangeoire compte quatre lignes et un bandeau de qualité insuffisante. En ces quatre lignes, il nomme l’objet, attribue la tradition à la tradition et cite Luc sans lui ajouter d’étable.17 La longueur ne mesure rien. Ce dont on hérite, ce n’est pas la taille : c’est le cadre.
Les autres qui définissent
Les académies et l’encyclopédie n’épuisent pas la liste. Définit aussi celui qui déclare quelque chose patrimoine et choisit les mots pour le déclarer, et définissent aussi les fédérations et les associations quand elles disent ce qu’elles représentent.
Le dossier examiné à fond est l’espagnol, et son chapitre est le suivant (Le dossier : « Le Real Decreto 481/2022 : la déclaration qui rabaisse ce qu’elle déclare »). La raison d’examiner celui-là et non un autre a été dite au début : c’est celui qu’on peut lire en entier, signatures sous les yeux.
Ce qu’en retient le cahier des charges
Le chapitre de la définition a soumis la sienne à un cahier des charges de douze conditions, chacune née d’un défaut prouvé dans une définition héritée. Les défauts que ce chapitre a documentés dans ce qui circule aujourd’hui en ajoutent quatre, et il convient de les écrire ici, là où se trouve leur preuve.
Elle doit distinguer la pratique de son produit. C’est le défaut d’origine de tout ce qui circule : on définit la crèche et l’on appelle « belenismo » le résultat. Une définition qui ne sépare pas les deux choses est déjà écrite contre son propre nom.
Elle doit tenir sans date fondatrice d’emprunt. La définition qui se diffuse aujourd’hui est accrochée à une année, 1223, qu’aucune des sources qui la répètent n’a vérifiée. Une définition qui a besoin d’une origine pour s’expliquer dépend de la solidité de cette origine.
Elle doit pouvoir se vérifier élément par élément. Ce n’est pas une exigence de style : c’est la seule chose qui l’empêche de circuler sans que personne puisse en suivre la trace, comme a circulé celle qui existe.
Et elle doit pouvoir nommer la pratique dans des langues qui n’ont pas le mot. Le cahier des charges du chapitre de la définition demandait, dans sa onzième condition, qu’elle se dise dans les six langues sans note d’équivalence. Ceci est plus exigeant : quatre de ces six langues n’ont pas le mot, et leurs lecteurs reçoivent quand même le contenu, traduit par un assistant. Une définition qui ne fonctionne que là où le substantif existe laisse de côté la plupart de ceux qui vont la lire.
La définition de ce Manuel — rendre présente la Nativité pour émouvoir— résiste aussi à ces quatre-là. Elle définit la pratique et non l’objet : elle ne dit pas « un belén es » (une crèche est), elle dit « el belenismo es » (le belenismo est). Elle ne porte pas de date : de Greccio, elle ne retient pas l’année, mais ce que les deux témoins disent qu’on a voulu faire. On peut la suivre mot à mot, car chaque mot renvoie au chapitre qui le prouve. Et dans les quatre langues qui n’ont pas le mot, elle commence par « le monde d’un art » et laisse le sujet sans nom, sans rien perdre de ce qu’elle dit.18
Références
Critère des langues du Manuel. Fédération : Universalis Fœderatio Præsepistica (Un. Fœ. Præ.), qui se présente en espagnol comme Federación Internacional de Amigos del Pesebre ; son site (
unfoeprae.org) est publié en cinq langues — espagnol, anglais, français, allemand et italien—, d’après le sélecteur de langue de sa propre page d’accueil (consulté le 19-VIII-2026, capture dans les archives du Manuel). Le catalan est ajouté par ce Manuel. Association : Associació de Pessebristes de Barcelona, dont la page d’accueil s’ouvre sur la date de fondation que l’association se donne à elle-même : « 1863 · Venim d'un passat ple de futur » (pessebristesdebarcelona.cat, consultée le 22-X-2026). Les mentions de presse sur ses premières années se trouvent dans le chapitre du mot, où est leur place, avec les quatre exemplaires qui ont été localisés en les vérifiant (Le mot : « Belenismo, en deux langues », section « La série castillane : 1864, 1867, 1877, 1934 »). ↩Ministerio de Cultura, Portal del Patrimonio Cultural Inmaterial, fiche « El Belenismo » (
portalinmaterial.cultura.gob.es/pci-nacional/belenismo.html), consultée le 19-VIII-2026. La définition provient du dossier de déclaration et est examinée dans le chapitre du dossier. Extrait visible sur la page de résultats : « Se trata, por lo general, de construcciones efímeras y estacionales, de un pequeño universo reducido, que alberga personas, animales y casas ». ↩Deuxième moteur de recherche d’usage général, requête « belenismo », 19-VIII-2026 (capture d’Emili Solé). Premier élément de la page : annonce d’une boutique de figures, marquée comme sponsorisée. Ensuite, l’entrée de l’encyclopédie libre, avec deux encadrés qui en sont extraits, déclarés comme tels en bas de page (« Texto de Wikipedia bajo licencia CC-BY-SA ») : « Historia », qui cite Lc 2 dans la version de l’hôtellerie ; et « Características y clasificación », qui reprend la définition de la crèche attribuée à Joan Amades et approuvée par l’Un.Foe.Prae au Deuxième Congrès international de la crèche (Rome, 1955). Cela localise la provenance de cette citation — l’assistant de la note 4 l’a prise dans l’article, et non ailleurs—. Dans l’article, cette définition s’appuie sur une seule note, « Amades, Joan, op. cit., p. 15 », qui renvoie à El Pessebre d’Amades ; c’est pourquoi elle n’est pas utilisée ici comme définition héritée. ↩
Assistant d’intelligence artificielle, requête « belenismo », 19-VIII-2026 (capture d’Emili Solé). Sources déclarées : le dictionnaire de la Real Academia et l’encyclopédie libre, entre autres. La définition attribuée à Joan Amades et approuvée au Deuxième Congrès international de la crèche (Rome, 1955) provient de l’article de l’encyclopédie (note 3), qui la soutient par une seule référence à Amades ; elle n’est pas utilisée dans ce chapitre. ↩ ↩
Assistant d’intelligence artificielle, requête « belenismo » en anglais, 19-VIII-2026 (capture d’Emili Solé). Source déclarée pour l’origine et pour la typologie : l’encyclopédie libre. Consigné et non utilisé : le chiffre qu’il donne sur le Museo Internacional de Arte Belenista. ↩
Portail catholique de diffusion générale, « ¿Qué es el belenismo? » : adresse, date de consultation et source déclarée, à la note 8 ; les deux textes, côte à côte, dans la composition du 21 août 2026 reproduite plus bas. ↩
Comparaison littérale des deux textes, faite pour ce Manuel : portail catholique de diffusion générale, « ¿Qué es el belenismo? », et encyclopédie libre, « Belenismo », section d’histoire, dans la version antérieure au 17-XII-2025. La référence de l’article renvoyait à ce portail. Les deux pages ont été consultées le 21-VIII-2026 et de nouveau le 22-X-2026. Le passage est entré dans l’encyclopédie le 25-XII-2010 (
oldid=42760799), avec une marque « cita requerida » ; le 23-XII-2023, on lui a donné le portail pour référence (oldid=156197611). Le portail déclare « Fuente: Wikipedia » et reproduit une version de l’article d’entre décembre 2012 et décembre 2017 (note 8). L’encyclopédie a publié la première, et le portail l’a copiée. ↩Portail catholique de diffusion générale, « ¿Qué es el belenismo? » (
es.catholic.net/op/articulos/55144/qu-es-el-belenismo.html), consulté le 21-VIII-2026. La fiche de l’article déclare « Por: Varios » et « Fuente: Wikipedia », sous la rubrique « Un poco de historia… ». Ses quinze notes de bas de page reproduisent l’appareil de l’encyclopédie ; la première renvoie au dictionnaire de la Real Academia dans sa 22e édition (2001), tandis que la note équivalente de l’article actuel renvoie à la 23e. La référence réciproque est la note 10 de l’article « Belenismo » : « ¿Qué es el belenismo? ». Catholic.net. Consultado el 23 de diciembre de 2023 — sans lien d’archive dans l’article—. Copie du portail dans l’Internet Archive du même jour :web.archive.org/web/20231223071835/http://es.catholic.net/op/articulos/55144/que-es-el-belenismo.html. Le texte du portail coïncide avec celui de l’article tel qu’il était entre le 17-XII-2012 (oldid=62269896, quand entre la phrase « se suele exponer durante las fiestas de Navidad en hogares, iglesias, comercios, etc. ») et le 6-XII-2017 (oldid=103975003, quand la première ligne perd « misterios » et « pasitos ») ; dans cet intervalle, l’article disait encore « Fira de Santa Llúcia » et « pag 50-53 », comme le portail, et ne portait pas de virgule après « siglo XIX » dans le passage de 1601. ↩Encyclopédie libre, édition en espagnol, « Belenismo », historique : modification du 17-XII-2025 à 17:19, −255 octets, section d’histoire, avec le résumé cité ; la révision porte la balise automatique « posible pruebas ». Elle est signée par un compte temporaire,
~2025-41467-12. Différence consultable sures.wikipedia.org/w/index.php?title=Belenismo&diff=prev&oldid=171039419(vérifiée le 21-VIII-2026) : à gauche la révision du 15-XII-2025, de Pipo1955, qui contient encore le passage ; à droite celle du 17, qui le supprime. Dans le wikicode supprimé figure l’appel<ref name=":0" />, unique référence du paragraphe. Consigné à l’atelier et non publié : l’identité des contributeurs concernés et les incidents de comportement qui figurent sur leurs pages d’utilisateur. La donnée, c’est le retrait et sa date, non l’auteur du retrait. ↩Encyclopédie libre, édition en espagnol, « Belenismo », premier paragraphe, consultation du 19-VIII-2026. Version permanente :
oldid=174757657, vérifiée le 21-VIII-2026. La modification la plus récente de l’article date du 8-VIII-2026 à 14:19, antérieure à toutes les consultations de ce chapitre : cetoldidfixe donc toutes les captures de l’article espagnol — la première ligne, le pied de l’article et l’inventaire—. ↩Pied du même article, avec l’identifiant du concept et le lien vers la catégorie multimédia, qui le nomme comme scène de la Nativité (capture d’Emili Solé, 19-VIII-2026). L’article espagnol « Belenismo » appartient au concept Q31732, qui le relie à cinquante-sept autres éditions — c’est le chiffre que l’article déclare dans son en-tête— ; parmi elles figurent « Pessebre » (catalan), « Presepe » (italien), « Weihnachtskrippe » (allemand), « Crèche de Noël » (français) et « Nativity scene » (anglais). Les éditions catalane et allemande déclarent ce même identifiant sur leurs propres pages, et dans les deux le mot de la pratique est une redirection : Pessebrisme mène à « Pessebre » et Krippenbauer à « Weihnachtskrippe ». L’article espagnol « Pesebre », celui de la mangeoire, appartient au concept Q2673976, qui le relie à trente-quatre autres éditions, parmi lesquelles « Menjadora » (catalan), « Presebe » (galicien), « Ganbela » (basque) et les éditions hébraïque, japonaise et chinoise. Consulté le 22-X-2026. ↩
Encyclopédie libre, édition en catalan, « Processó del Sant Enterrament de Tarragona », historique : modification de Policlet3, le 30-XI-2025 à 08:57 (UTC), +15 octets, avec le résumé « Canvio « artesà » per « escultor » per descriure correctament l'autor Emili Solé. ». La modification est toujours en place : l’article dit aujourd’hui « obra de l'escultor Emili Solé » (œuvre du sculpteur Emili Solé) en décrivant les deux pièces qui lui sont attribuées. Sur le même compte figurent quatre interventions du 20-III-2024 dans la discussion de « Pessebre popular », avec la nouvelle section « Propostes per a la Clarificació i Millora de l'Entrada ». Aucune n’a obtenu de réponse : l’historique de cette page de discussion ne compte que ces quatre révisions, toutes de Policlet3, entre 05:32 et 05:48 (UTC) ; version permanente,
oldid=33279757(édition en catalan), vérifiée le 22-X-2026. Version permanente de l’article :oldid=37902281(édition en catalan), vérifiée le 21-VIII-2026. ↩Page de discussion de l’article :
es.wikipedia.org/wiki/Discusión:Belenismo. Fils cités : l’annotation non signée qui rappelle que l’article sur saint François d’Assise dit que celui-ci n’a pas inventé la crèche, ajoutée le 22-XII-2008 à 17:24 (UTC) depuis l’adresse IP 69.79.164.215 (oldid=22767907) ; la section « Referencias », ajoutée sans signature par BelenistaVG le 8-X-2016 à 07:22 (UTC) (oldid=94180754) ; et les deux signés Policlet3 le 11-VIII-2025, à 09:02 et à 10:16 (UTC) — « Propuesta de revisión y actualización de la entrada Belenismo », dont la section 5 contient les six corrections, et « Propuesta de nueva estructura para la entrada Belenismo »—, qui sont d’Emili Solé. Lien permanent vers le commentaire, par son horodatage :#c-Policlet3-20250811090200-5._Propuesta_de_mejora. Les deux fils portent l’indication « 1 mensaje · 1 usuario en la discusión » : ils n’ont pas obtenu de réponse. Vérifié de nouveau le 21-VIII-2026, un an après : ils sont toujours sans réponse, et le compte qui les a signés n’a reçu aucune notification qui en découle. Version permanente de la page de discussion :oldid=168928252, consultée de nouveau le 21-VIII-2026. ↩ ↩Encyclopédie libre, édition en espagnol, « Belenismo », consultation directe du 19-VIII-2026 pour vérifier point par point l’inventaire. Sont confirmés dans la version actuelle : le passage sur le dictionnaire de la Real Academia ; l’absence de la Federación Española de Belenistas ; l’absence de la déclaration patrimoniale de 2022 ; l’absence de tout nom de sculpteur ; et le passage sur 1223. Version permanente :
oldid=174757657. ↩Encyclopédie libre, édition en espagnol, « Belenismo », modification du 8-VIII-2026 à 14:19, par Ksn.kenny, +18 octets, section des liens externes : elle ajoute le modèle
{{RAE|belenismo}}. C’est la modification la plus récente de l’article et celle qui fixe sa version actuelle,oldid=174757657; la différence se consulte sures.wikipedia.org/w/index.php?title=Belenismo&diff=prev&oldid=174757657(vérifiée le 21-VIII-2026). Entre le 17-XII-2025 et cette date, l’article n’a reçu que des corrections orthographiques et de modèles, une retouche de rédaction dans la section d’histoire (24-XII-2025), le paragraphe sur le Pesebre Venezolano (30-XII-2025) et le sauvetage d’une référence par InternetArchiveBot le 5-VI-2026 — qui a concerné la citation d’elmanifiesto.com, non celle du portail catholique—. ↩Encyclopédie libre, édition en espagnol, « Pesebre » (capture d’Emili Solé, 17-VIII-2026). Version permanente :
oldid=171588105, vérifiée le 21-VIII-2026. Libellé, dans la section « Natividad » : « En el relato bíblico, el pesebre estaba en un establo o portal que funcionaba como un alpendre (del latín « appendix »), un lugar rústico y cubierto donde se resguardaban los animales o los enseres ». Quelques lignes plus haut : « lo acostó en un pesebre, porque no había lugar para ellos en la posada (casa de huéspedes) ». Cette version, du 18-I-2026, est toujours en vigueur le 22-X-2026. ↩Encyclopédie libre, édition en basque, « Ganbela » (capture d’Emili Solé, 17-VIII-2026) ; elle cite Lc 2,5-7. Version permanente :
oldid=10579851(édition en basque), vérifiée le 21-VIII-2026. ↩Chapitre de la définition, sections « Mot à mot » (« la phrase définit la pratique et non l’objet »), « La définition » (« que chaque mot puisse être suivi à rebours jusqu’à sa preuve ») et « Les six langues » (« dans les quatre qui ne l’ont pas, elle commence par “le monde d’un art” et le sujet reste sans nom »). ↩